Aït Ben Haddou

Vendredi 21 février 2020:
Hier en fin d’après-midi, nous avons eu de la pluie. Rien de grave mais cela a rincé un peu le camping-car de la poussière accumulée.

Ce matin, il fait sec et les nuages sont partis. Nous sommes partis pour un saut de puce en direction de Aït Ben Haddou où nous visiterons le Ksar classé au patrimoine mondial par l’Unesco.


Ksar:
Ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le Ksar est un type d’habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à l’intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d’angle. Aït-Ben-Haddou, situé dans la province de Ouarzazate, est un exemple frappant de l’architecture du Sud marocain.

Situé sur les contreforts des pentes méridionales du Haut Atlas dans la province de Ouarzazate, le site d’Aït-Ben-Haddou est le plus célèbre des ksour de la vallée de l’Ounila. Le Ksar d’Aït-Ben-Haddou est un exemple frappant de l’architecture du sud marocain. Le Ksar est un groupement d’habitations essentiellement collectif. À l’intérieur de murailles défensives renforcées de tours d’angle et percées d’une porte en chicane, se pressent de nombreuses maisons d’habitation, les unes modestes, les autres faisant figure de petits châteaux urbains avec leurs hautes tours d’angle décorées à la partie supérieure de motifs décoratifs en brique crue, mais aussi des bâtiments et des espaces communautaires. C’est un extraordinaire ensemble de bâtiments offrant un panorama complet des techniques de construction en terre présahariennes. Les plus anciennes constructions ne paraissent pas antérieures au XVIIe siècle, bien que leur structure et leur technique se soient propagées dès une époque très reculée dans les vallées du sud marocain. Le site aurait été également un des nombreux comptoirs sur la route commerciale qui liait l’ancien Soudan à Marrakech par la vallée du Dra et le col de Tizi-n’Telouet. Sur le plan architectural, la structure de l’habitat se présente sous forme d’un groupement compact, fermé et suspendu. Les espaces publics du ksar se composent d’une mosquée, d’une place publique, des aires de battage des céréales à l’extérieur des remparts, d’une fortification et d’un grenier au sommet du village, d’un caravansérail, de deux cimetières (musulman et juif) et du sanctuaire du saint Sidi Ali ou Amer. Le Ksar d’Aït- Ben-Haddou est une parfaite synthèse de l’architecture en terre des régions présahariennes du Maroc.

Il y a beaucoup de touristes de toutes les nationalités qui arrivent en car. Nous parcourons le site exceptionnel. Les lieux sont toujours habités et plusieurs habitants proposent une visite de leur maison transformée en musée berbère.

Du sommet du Ksar, la vue panoramique est exceptionnelle.

Ouarzazate

Mercredi 19 février 2020:
Il a fait froid la nuit avec un ciel dégagé parsemé d’étoiles. A 6H30, pas un nuage mais quand le jour se lève les nuages sont nombreux.

Nous redescendons sur Boumalne pour prendre la route de Ouarzazate au nom magique. Nous parcourons la vallée des roses où on trouve de nombreuses distilleries qui vendent les essences’ arômes et autres produits parfumés à la rose.

Nous atteignons Ouarzazate, souvent appelée la porte du désert, en début d’après-midi. Nous nous installons au camping municipal, proche du centre.

Nous visitons la célèbre Kasbah de Taourirt qui a souvent servi de lieu de tournage de films. Un pseudo musée du cinéma lui fait face.

En face de la Kasbah, il y a un très étonnant marché artisanal. Lorsqu’on franchit la porte d’une de ces boutiques, on trouve un dédale de pièces remplies d’objets divers constituant des véritables cavernes d’Ali baba. Les commerçants proposent de nombreux objets locaux: poterie, objets en pierre, produits textile ou cuir (sacs, babouches etc.) ainsi que des épices… incontournables! Le produit phare de la ville est: les tapis ! Fabriqués par la tribu des Ouzguita, ils portent parfois leur nom ou celui de tapis du djebel Siroua. Il faut bien sûr tout marchander durement comme il se doit.

Le soir, nos amis Georges et Marie-France viennent nous retrouver, de retour de leur escapade à Merzouga. Nous prenons l’apéro ensemble car ils nous quittent demain pour rentrer au pays.

Jeudi 20 janvier 2020:
Nous retournons dans le centre pour faire quelques emplettes dans un bazar local avant de rentrer au camping pour déjeuner., nous avions commandé des couscous et des tagines au citrons confits. On avait lu que le couscous était fameux ce que nous confirmons.

Gorges du Todrha et du Dadès.

Mardi 18 février 2020:
Avant de reprendre la route vers la vallée et les gorges du Dadès nous allons visiter les gorges du Todrha.

La région des gorges et d’Ouarzazate a souvent été utilisée pour des tournages de film et notamment le film de Fernandel: Alibaba et les 40 voleurs. Comble de tout, il n’y a pas un seul cinéma à des dizaines de kilomètres à la ronde.

En ce début de matinée, les gorges sont à l’ombre et le vent froid qui traverse ce venturi nous glace le sang. Ces gorges sont très profondes et on a du mal à imaginer les flots tumultueux qui ont creusé ces gorges dans la roche calcaire du Haut Atlas durant des milliers d’années.

Nous croisons des alpinistes qui se préparent ou commencent à franchir une via ferrata locale.

Après notre visite, nous prenons la route vers Tinghir et puis Boumalne du Dadès avant de prendre la vallée du Dadès. La route suit une palmeraie et des cultures qui lui confèrent une dominante verte.

Dans le fond de la vallée des arbres très blancs nous font penser à des peupliers. Les roches prennent la forme de pattes de singe qui donnent leur nom àl’endroit.

Nous continuons à remonter la route de la vallée du Dadès mais découvrons que la route est bloquée et qu’il est impossible d’accéder aux gorges en camping-car. Nous sommes donc forcés de rebrousser chemin. Nous trouvons une auberge camping déserte mais très ensoleillée où nous décidons de passer la nuit.

Ianta est à nouveau malade et comme d’habitude a probablement ingéré une charogne. Elle vomi de la bile, cela promet. Nous la mettons immédiatement à la diète.

En allant chercher des légumes, nous croisons un groupe de jeunes écoliers d’une dizaine d’année et un de ceux-ci jette un minuscule caillou sur le camping-car. Nous le poursuivons en marche arrière et le prenons en photo pour leur mettre la trouille. Il n’y a aucun dégât et tout ce que nous voulons c’est leur faire peur pour qu’ils ne recommencent pas.

Retour sur Zagora, Vallée du Draa, Djébel Sarhro, Tinghir.

Dimanche 16 février 2020:
Après une bonne nuit de sommeil (tout le monde était assez fatigué après le désert), nous repassons le Djebel Bani pour revenir sur Zagora. La route et les paysages sont aussi beaux qu’à l’aller.

Nous nous arrêtons pour quelques achats à Tamegroute dans une poterie traditionnelle. Comme partout au Maroc, il faut tout marchander autour d’un thé à la menthe. Le patron accepte un prix réduit contre une plaquette de chocolat et un paquet de biscuits.

Il est un peu tard pour faire la vallée du Draa et nous préférons nous reposer et passer une après-midi tranquille avant de reprendre la route le lendemain. Nous nous arrêtons au camping de la Palmeraie d’Amezrou. L’endroit est très sympa et l’accueil chaleureux et souriant.

Lundi 17 février 2020:
Le lendemain matin, le patron passe au réveil apporter un pain marocain encore tout chaud. Il a tout compris car cela ne lui coûte qu’un dirham et tous les clients apprécient.

Il vaut mieux prendre ses précautions car les stations service sont moins nombreuses et nous faisons le plein dans le centre de Zagora.

La route suit le Draa au fond de la vallée. C’est une palmeraie quasi ininterrompue avec de nombreux villages construits autour d’anciennes casbahs.

Nous croisons beaucoup de piétons, de cyclistes, d’ânes attelés. Les enfants nous font souvent un signe de la main.

Nous quittons la vallée du Draa pour monter dans le djebel Sarhro et rejoindre N’kob où nous prendrons la nouvelle route vers Tinghir.

La route est majestueuse et les panoramas à couper le souffle. Arrivés à N’Kob, nous prenons la route de Tinghir et le GPS s’affole et veut nous faire rebrousser chemin. Nous roulons sur une nouvelle route construite sur l’ancienne piste. La route est fabuleuse et nous monterons à 2.300 mètres au travers de montagnes roses, noires et vertes. On ne sait pas où porter le regard. Au plus haut, nous verrons même des plaques de neige sur la route dans une partie perpétuellement à l’ombre.

Arrivé à Tinghir, nous cherchons une banque dont la plupart limitent les retraits à 2.000 dirhams ce qui coûte cher en frais de retrait. A la poste, j’arrive à retirer 5.000 dirhams.

Nous faisons un tour rapide des rues commerçantes. A chaque fois qu’on s’arrête, il y a quelqu’un qui réclame des médicaments, des crayons, des bonbons ou une pièce.

En repartant, un gardien de parking (mais l’est-il vraiment) nous réclame 10 dirhams alors que c’est habituellement 2. On lui en donne finalement cinq et deux cachets pour la tête.

Le panorama de la sortie de la ville est splendide mais pas simple de s’arrêter avec les vendeurs ambulants et autres mendiants.

Avant d’attaquer les Gorges du Dadès nous nous arrêtons dans un camping dans les Gorges du Todrha.

Dans le désert 🏜

Samedi 15 février 2020:
A l’heure dite, notre chauffeur vient nous chercher pour notre excursion dans le désert. Nous avons pris notre crème solaire et de l’eau.

Nous traversons M’Hamid où la route s’arrête pour devenir la piste qui s’enfonce dans le désert. Le gros 4×4 Toyota commence à vibrer sur la tôle ondulée, vibrer sur les pierres et flotter sur les bancs de sable. Notre chauffeur sait lire la piste pour éviter les saignées et les trous mais nous sommes malgré tout secoués.

Nous traversons des parties encore très vertes et des champs de pierres.

Nous croisons des troupeaux de dromadaires et de chèvres. Il fait chaud mais nous sommes très loin des 48°C de l’été.

Nous nous arrêtons de temps en temps pour prendre des photos, visiter une oasis etc. et même une école.

Nous arrivons au grandes dunes qui font une quarantaine de kilomètres de long. Nous ne sommes pas loin de l’Algérie.

Un bivouac de tentes et un restaurant sont installés au pied de la dune.

Après un très bon déjeuner, nous reprenons la route du retour toujours ponctuée d’arrêts. Quelques camping-cars 4×4 et des camions d’expéditions bivouaquent dans le désert.

Après +/- 60 km de piste, nous sommes heureux de retrouver l’asphalte.

Ouled Driss.

Vendredi 14 février 2020:
Nous quittons le camping et je m’arrête dans un magasin pour acheter une bonbonne de gaz marocaine que j’installerai plus tard. Le frigo a bien refroidi pendant la nuit avec le 220 volts apparemment assez stable.

La route est bien large et nous traversons la montagne. Le paysage est grandiose.

Nous arrivons à Ouled Driss, petit village avant M’Hamid. Le camping est propre et accueillant. Pour une fois nous serons sur de l’herbe plutôt que de la poussière.

Michelle avait téléphoné et commandé un couscous pour déjeuner. Nous nous installons et partons visiter le village guidé par le patron du camping qui parle un français parfait. Il nous propose de déjeuner dans la maison traditionnelle ce que nous nous empressons d’accepter.

Les maisons sont construites en paille, bois et argile. Dés que nous pénétrons dans le village, nous ressentons une fraîcheur inattendue.

Le couscous nous est servi dans le patio de la maison qui date du 17ème siècle.

Après déjeuner, nous nous informons auprès du patron et commandons une excursion dans le désert en 4×4.

Nous partons nous balader dans le village. On voit aux compteurs électriques à l’air libre qu’il ne pleut jamais ou rarement ici.

Tata – Foum Zguid – Zagora

Jeudi 13 février 2020:
Nous partons pour une courte étape qui devrait nous mener à Foum Zguid. Comme les stations commencent à se faire plus rares, nous commençons pas faire le plein.

La route est jolie, les paysages le sont tout autant et nous arrivons très tôt à Foum Zguid ce qui décide à continuer jusqu’à Zagora.

Nous nous arrêtons pour déjeuner sur le bord de la route. Pas de chance pour Alain qui s’ensable en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Plus chanceux, je suis resté sur une partie plus dure.

Nous sortons les pelles et les plaques mais la progression est faible. Au bout de quelques minutes deux camions s’arrêtent et viennent voir ce qui se passe. Le chauffeur aide et pousse avec nous puis va chercher son camion pour remorquer Alain. En un essai, le camping-car est sorti de son piège et le chauffeur s’en va. Michelle a dû courir derrière lui pour lui donner 100 MAD, il ne voulait rien.

Après déjeuner nous continuons notre route et arrivons à Zagora. Très belles palmeraies à l’entrée de la ville.

Nous nous installons dans un camping près du centre et partons en balade.

Demain nous partirons vers M’Hamid El Ghizlane où nous prendrons un 4×4 pour une excursion dans le Sahara.

Merdilou:
Les ennuis continuent. J’essaie une fois de plus mon régulateur de tension toujours sans succès. Impossible de trouver ce qui ne va pas et décide finalement de ne pas prendre le branchement à l’électricité. Vers 18H00, mon tableau de bord m’informe que je suis passé sur la seconde bouteille de GPL. Il va falloir économiser le gaz si on veut terminer le séjour sans acheter de bonbonne de butane marocaine puisqu’il n’y a pas de GPL au Maroc. A 22H00, je constate que le frigo annonce une panne de gaz. Après contrôle la seconde bonbonne est déjà vide, il doit y avoir eu une fuite, ce n’est pas possible autrement. Je suis bien obligé de me brancher en vitesse sur le courant sans protection du régulateur.

Tafraout Tata

Mardi 11 février 2020:
Petite journée tranquille dans notre palmeraie. Alain et Michelle sont partis chez le carrossier pour repeindre leur pare-chocs (400 MAD) pendant qu’un électricien vient placer un panneau solaire et un régulateur sur le camping-car de Georges et Marie-France (2.000 MAD).

Nous passons la journée à flâner, nettoyer et faire quelques services et courses au village.

Mercredi 12 février 2020:
Nous quittons à regret notre palmeraie et partons vers Tata en passant par la vallée des Ammeln. La route est très belle et passe par la montagne.

Au fur et à mesure que nous montons dans la montagne, la route devient de plus en plus étroite. A certains endroits, les bords de la routes sont affaissés et il reste juste assez d’asphalte pour les roues.

Nous croisons des dromadaires, des chèvres et des ânes. Les paysages rencontrés sont exceptionnels et nous monterons à près de 2.000m.

Arrivés à Tata, plusieurs campings sont pleins mais nous trouverons de la place sans problème en nous éloignons un tout petit peu du centre.

Tata est une ancienne ville garnison et n’a pas grand chose à offrir. De l’eau coule dans l’oued qui traverse la palmeraie. La population y lave son linge et les voitures.

Nous faisons quelques achats de produits frais et nous baladons dans le centre ville.

Nous voilà enfin dans un camping avec électricité, j’en profite pour raccorder mon tout nouveau régulateur de tension. Grosse déception, il ne fonctionne pas. Lorsque je le branche, je n’ai plus de courant sur mes prises et mon Mastervolt manifeste par des bruits de relais. Je le débranche donc à regret.

Georges et Marie-France décident de rester à Tata pour reposer et soigner le bras de Georges qui le fait souffrir. Nous continuerons notre route plus avant et ils nous rejoindront plus loin.

Tafraout.

Tafraout est une petite ville berbère de l’Anti-Atlas marocain située à 180km au sud d’Agadir au cœur de la vallée des Ammeln, au milieu d’un cirque de rocs de granit rose, célèbre pour ses couleurs. Tafraout est entourée d’une myriade de rochers de formes diverses, se dressant au dessus d’une palmeraie qui abrite des arganiers et des plantations d’amandiers et d’oliviers.

Les Ammeln, la tribu berbère qui habite la vallée de Tafraout, cultivent les céréales et de multiples arbres fruitiers, dont les amandiers. Au cours des années une importante partie de sa population s’est expatriée hors de la ville et de sa région et tient un peu partout, au Maroc et ailleurs, des commerces ou d’autres activités financières ou commerciales.Les tribus les plus proches de Tafraout sont Ammeln, Tahala, Ida Osemlal, Aît wafka, Amanouz, Tasrirt.

Située à environ 200Km d’Agadir par Tiznit, et perchée à 1.000mètres d’altitude, c’est l’une des excursions les plus intéressantes pour les touristes dans la région, de par la beauté des sites et la diversité des paysages (palmeraie plantée d’oliviers et d’amandiers, terres arides,…).


Tafraout, implantée au coeur des montagnes de granit rose, la ville offre à son visiteur un site pittoresque d’une rare beauté, étrange et grandiose au coucher du soleil, quand le ciel s’embrase et rougeoie longtemps avant de se teinter de mauve et fuir dans la nuit. Un émerveillement à couper le souffle.

Tafraout, n’est jamais aussi belle et le spectacle aussi fascinant qu’en février, dans l’éphémère éclosion de ses fleurs d’amandiers, panorama magique d’une beauté naturelle, avec ces belles vues panoramique engendrée par les jeux de la lumière du soleil et des fleurs.

Dimanche 9 février 2020:
Comme promis Rachid Froid arrive vers 11H00, ils sont deux et après s’être informés sur la genèse des problèmes, se mettent au travail. Leur petit break est bourré d’outils, d’échelle et de pièces détachées. Ils me disent que ce ne sera pas grand chose.

L’accès de la cheminée étant difficile, ils détachent le frigo pour le reculer. Ils démontent le T de la cheminée et enlève le poisson. Tout est noir de suie, ils ramonent toute la cheminée, il faut voir ce qui en tombe. C’est d’après lui la conséquence d’un manque d’entretien et du gicleur usé qui laisse passer trop de gaz. Ils le remplacent, font quelques essais et remontent le tout. Ils placent une sonde dans le freezer et reviendront plus tard s’assurer que l’ensemble refroidit bien. Ils me réclament 68€ pour le tout. Le lendemain matin, le frigo affichait 2°C. Il m’a fallu le mettre sur un point de consigne plus élevé. Nous allons enfin boire frais.

Internet au Maroc:
Je ne sais pas ce qu’il en est des autres opérateurs mais Maroc Telecom ne me semble pas très performant. Il paraît qu’ils ont une bonne couverture mais la plupart du temps, il n’y a pas de 4G, on parle ici de 3G+ et encore souvent, c’est nettement moins. Il me faut un temps infini pour charger mes photos et des pages Internet. De plus, je n’ai pas d’indications pour consulter le solde de ma carte et j’aurais déjà consommé mes 20 Gb ce qui me semble impossible. Aujourd’hui, cela fait donc deux jours que je suis sans connexion et le dimanche les revendeurs étant fermés, il me faudra attendre lundi.

Lundi 10 février 2020:
La nuit fut fraîche et le frigo affiche moins de 2°C, le surgélateur est à -15°C. Bravo à Rachid Froid.

Notre boulanger passe le matin livrer les baguettes et les croissants commandés la veille.

Nous partons en ville chez Maroc Telecom pour régler ce problème Internet. Je rajoute 20 Gb mais ils ne peuvent expliquer la consommation et les 6 Gb manquants.

L’après-midi, nous visitons le village contigu à la palmeraie. Nous ne croisons que quelques enfants qui nous réclament des bonbons et de rares passants.

En route vers Tafraout

Samedi 8 février 2020:
Après avoir fait les services et le plein d’eau nous reprenons notre route qui s’avère superbe bien qu’assez étroite. Elle ne pose cependant aucun problème, elle serpente dans la montagne et traverse les villages. Dans un de ceux-ci, un adolescent descend en courant et se plante devant nous, il n’a pas l’air souriant et demande une pièce ou des cigarettes. Comme recommandé dans les guides, nous poursuivons notre chemin.

Il y a de temps en temps des tentes de nomades installés avec leurs chèvres dans les maigres pâtures. Les paysages sont magnifiques. On voit de nombreux amandiers en fleurs.

Nous arrivons à Tafraout, ville renommée pour l’huile d’argon et les amandes. Tafraout signifie qui se cache entre les montagnes. C’est la destination incontournable des camping-caristes. Entourés de blocs granitiques roses, nous nous arrêtons dans la palmeraie de Naima. On se parque comme on veut au milieu des palmiers. Un camion vient périodiquement apporter de l’eau d’une source proche, des commerçants ambulants proposent des essuies-glaces, des bâches, du pain et des pâtisseries etc.

Tous les artisans locaux se sont également spécialisés dans les réparations, entretiens et installations d’accessoires pour les camping-cars.

Nos amis commandent l’installation d’un second panneau solaire de 100 watts pour 150€, un travail de tôlerie peinture de leur pare-chocs. Nous appelons Rachid Froid qui viendra demain de Tiznit pour réparer notre frigo.

L’endroit est réellement magique et on comprend qu’il plaise autant.

Les amandiers fleurissent habituellement en janvier-février, et colorent la ville de Tafraoute de teintes vives et éclatantes. Mais depuis quelques années, ils sont parfois en fleurs dès le mois de décembre, la sécheresse provoquant leur floraison précoce. Pour célébrer ce signe avant-coureur du printemps, des fêtes sont organisées en février avec danseurs, musiciens et conteurs. La floraison des amandiers se fait entre décembre et février ; les dates ci-dessous sont données à titre indicatif, car la floraison des amandiers est soumise, on l’a dit plus haut, aux conditions et aux aléas climatiques. (Contribution de Liliane).

Après nous être installés, nous partons visiter la ville.