Bouizakarne

Jeudi 6 février 2020:
Hier sur la route, une alerte moteur est apparue m’enjoignant de vidanger l’huile moteur. C’est bizarre puisque Fiat préconise une vidange tous les 45.000 km et qu’elle a été faite il y a 17.000 km. Je contacte le garage par mail pour m’informer.

Notre frigo recommence à faire des siennes, il ne refroidit quasi plus. Nous le ferons réparer à Tafraout.

Sinon, que la vie est douce au Maroc, les Berbères sont accueillants, gentils et serviables. Le climat en hiver fort agréable, même si les nuits sont plus fraîches.

Le camping de Bouizakarne est à l’extérieur de la ville et tenu par Lahcen qui a connu bien des malheurs. Il était chauffeur de bus mais a perdu son boulot quand son bus a brûlé. Il a retrouvé une place comme gérant d’un camping qui a fait faillite. D’anciens clients, touchés par sa gentillesse et son travail, l’ont aidé à monter sa propre affaire. Il a aujourd’hui une clientèle fidèle qui vient chaque année l’aider à entretenir et moderniser ses installations.

Aujourd’hui nous prenons la bétaillère, sorte de mini camion qui emporte une dizaine de personnes jusqu’en ville pour la modique somme de 40 MAD (moins de 4€). Nous passons chez la coiffeuse Samira qui en plus de son salon cuisine pour les touristes. Nous lui commandons des pastillas pour le lendemain. Nous visitons une des nombreuses mini coopératives de fabrication d’huile d’argan. La région est spécialisée dans la culture d’arganiers et d’amandiers. Tout est très artisanal et tient dans une petite pièce où travaillent quelques femmes. En dehors d’un moulin électrifié, tout se fait à la main. Nous achetons de l’huile d’argan pour le visage et aussi de la qualité alimentaire que nous trouvons délicieuse.

Après un petit tour dans les souks et le marché, nous retournons au camping pour déguster le couscous commandé la veille. L’après-midi s’écoule doucement réchauffé par ce doux soleil d’hiver.

A 4 heures, nous sommes conviés à la cérémonie du thé à la menthe offert par note hôte. C’est l’occasion de discuter avec les autres camping-caristes qui sont pour la plupart des habitués du Maroc et du camping.

Le lendemain, journée tranquille et tout autant ensoleillée. Comme convenu Samira apporte deux pastillas de poisson et une de poulet qu’elle a préparé jusque tard dans la nuit.

Celle au poulet est un peu sucrée et parfumée à la cannelle, l’autre est farcie de morceaux de cinq poissons (dont du maigre ou corvino), de crevettes et d’autres crustacés. Il y a du zeste de citron et d’autres aromates. C’est très fin et délicieux. Nous parvenons tout juste à manger la moitié de ces trois pastillas et gardons le reste pour le lendemain.

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